Workshop Beauté à Gobelins

Voilà bien une expérience que seule une école de photo peut encore donner à de jeunes photographes : réaliser une double page de A à Z, comme pour un magazine de mode !

Et autant dire que lorsqu’on n’a fait que du paysage/nature pendant des années, shooter un modèle en studio, c’est comme courir le marathon en espadrilles….

 

Rendu final du workshop Beauté réalisé en première année à Gobelins, l'école de l'image.

Rendu final du workshop Beauté réalisé en première année à Gobelins, l’école de l’image.             © Nicolas Hodée 2014

L’idée était simple : en milieu de première année, réaliser une nature morte mettant en scène un bijou (personnel, ou fourni par une créatrice), puis une photo de mode/beauté avec un(e) modèle que l’on a recherché soi même. La coiffure et le maquillage sont assurés par un ou plusieurs professionnels que l’élève a démarché au préalable. Le rendu final et sur lequel la notation est faite étant un tirage papier. A la suite des jours de shoot suivent plusieurs journées de retouche qui débouchent finalement sur l’impression.

Tout au long du parcours, des professionnels nous ont accompagné, boosté ou aidé lorsque les imprévus survenaient (et Dieu sait s’il y en a !). Mais comme pour un marathon, c’est un immense plaisir à la fin que de passer la ligne, et je ne peux que remercier tout ceux qui m’ont initié à cette photographie là ! :D Bravo à tous ceux dont les noms sont cités ci dessous, ainsi qu’à mes camarades de promotion pour les conseils, coups de main et autres soutiens en tout genre.

Photographe : Nicolas Hodée / Assistante Plateau : Costanza Gastaldi / Modèle Beauté : Fanny Philippe / Intervenants : Gérard Laethem  pour le shoot nature morte, Fabrice Laroche pour le shoot Beauté, Isabelle Ducoudert pour le maquillage et la gestion du modèle, Pedro Pons pour la retouche numérique, Théodore M. Viratel pour la coiffure ainsi que toute l’équipe enseignante de Gobelins pour les préparatifs nombreux et divers.

NB: un site réunissant l’ensemble des travaux des élèves de la promotion 2015 de Gobelins est en cours de réalisation, l’adresse sera publiée dès que possible ;)

Parcours d’exposition : Raymond Depardon au Grand Palais

Enfin un peu d’histoire ! Enfin, oui, ce n’est pas parce qu’on aime la technique aux Gobelins qu’on est pour autant incultes et qu’on ne sort pas de nos labos. On aime aussi les expositions, et ceux qui les font. Et il existe même un blog pour dresser le compte rendu des visites de chacun. Le principe n’est pas compliqué, et petit à petit les pages se remplissent.

http://regardervoir.wordpress.com/2013/11/30/raymond-depardon-un-moment-si-doux-au-grand-palais/

En attendant vos réactions, bonne(s) lectures !

Du plaisir de la symétrie

Difficile de nier son omniprésence !

Que ce soit du visage humain à la conception des bâtiments, des lois de la physique aux fresques des plus grands artistes, la symétrie, et en particulier bilatérale (comprendre, d’ordre deux, c’est à dire l’effet miroir) gouverne notre sens de la conception. Dans les milliers d’images qui nous passent sous les yeux, elle est indissociable de nos goûts esthétiques.  Loin de vouloir commencer des recherches que de nombreux savants ont déjà faites à ce sujet (voir notamment les articles sur le nombre d’or), je me demandais dans quelle mesure celle ci s’applique à notre perception de la photographie.

Faut-il qu’une photographie soit totalement, ou partiellement symétrique pour qu’elle plaise au plus grand nombre ? Les images qui suivent présentent deux paysages que j’ai pris cette semaine et qui m’ont lancé sur ce sujet. Le premier n’existe pas, et n’est qu’une simple application de l’effet miroir qu’on trouve dans les logiciels de retouche. La seconde photo présente le même endroit tel qu’il existe en vrai.

Paysage fictif obtenu par effet miroir.

Paysage fictif obtenu par effet miroir.

Paysage réel (col de la petite Cayolle)

Paysage réel (col de la petite Cayolle)

Laquelle des deux photos préférez vous ? Est-ce que finalement l’intérêt artistique de la photographie se trouve dans la fidélité au réel ou dans la proportion d’éléments symétriques que l’on y retrouve ? Autant de questions auxquelles j’aimerai bien répondre, mais une vie n’y suffirait sûrement pas et le temps me manque. Je vous invite à découvrir l’exposé de Jean Philibert à ce sujet, étudiant à l’ENSIASET : un très bon état des lieux pour les moins connaisseurs.

Merci de votre visite !

Etudes supérieures de photographie : les concours Louis Lumière et des Gobelins

(Mise à jour Février 2014 : Les sessions 2014 des concours approchent, et je tiens à rappeler que cet article n’est publié qu’à titre informatif, pour décrire une expérience personnelle vécue en 2013. Chaque année les épreuves changent, et les candidats aussi. Merci d’en tenir compte, bon courage !)

Juillet 2013 :

Après huit mois de taupinage, il est temps d’aborder un sujet que de nombreux passionnés de photographie ont peut être envisagé : comment faire des études de photo ! (en formation initiale).

De nombreuses institutions existent, et j’aimerais vous parler ici des modalités d’accès à deux d’entres elles, publiques, parmi les plus reconnues : l’ENS Louis Lumière, et l’école des Gobelins à Paris. On peut également citer l’ENSP d’Arles et les Beaux Arts. D’autres formations diverses (BTS, établissements privés) existent aussi, et si vous vous êtes déjà un peu penchés sur la question, vous saurez qu’en photographie particulièrement, ce n’est pas la seule formation qui fait une carrière. C’est aussi (et SURTOUT !) la motivation, votre talent, et le sens du contact ! J’ai beaucoup recherché de témoignages en tant que candidat pour trouver force et courage, et j’espère que cet article apportera une pierre à l’édifice de votre motivation.

Juste pour une présentation succincte, je m’appelle Nicolas, 22 ans (toutes mes dents) et j’ai été reçu au concours des Gobelins en section postproduction cette année. J’ai auparavant obtenu un Bac S puis une licence de Physique. J’ai tenté le concours d’admission à l’école Louis Lumière deux fois, la première en « touriste », la seconde sérieusement mais en étant recalé à la dernière étape (21eme/90, ils n’en prenaient que 16). Depuis des années, la photographie me passionne, et j’ai l’envie d’en vivre d’une façon ou d’une autre. Dans un monde où le numérique a mis la créativité à portée de tous, la polyvalence et le bagage technico-créatif des écoles seront un moyen, pas l’assurance, de vous affranchir de la concurrence pour vivre de votre passion, même chichement.

Avant toute chose, il convient de rappeler que ces deux écoles recrutent par voie de concours après un Bac+2 (1), ce qui constitue une différence énorme avec ce que l’on peut voir à la fac ou au lycée, où un petit 10/20 suffit à valider une matière et même un diplôme. Les deux sont publiques mais celle des Gobelins délivre un diplôme de la Chambre de Commerce de Paris, Louis Lumière un master de l’enseignement supérieur. La différence est de taille : aux Gobelins, les dirigeants sont des chefs d’entreprise. La formation aux Gobelins n’est pas gratuite (6000€/an en 2013), à Louis Lumière si (de facto les places y sont symboliquement plus chères). Dans les 2 cas, l’étiquette de ces écoles suffit à faire évaluer son niveau auprès des professionnels, de même que le book qui a été conçu au cours des études. Chose importante également : ces deux établissements ne brassent pas le même type de profils dans leurs formations, orienté cinéma/son à Louis Lumière, retouche/studio à Gobelins. Pensez y pour votre (futur) début de carrière.

(1) (Maj 02/2014 : les Gobelins recrutent désormais niveau Bac, mais le concours demande toujours une maturité/préparation équivalente à celle exigée les années précédentes. Les bacheliers de l’année devront être d’autant plus motivés ! Et tenter leur chance…. )

Dans tous les cas …il faut BOSSER, et être toujours en veille. 

Avant de poursuivre, quelques chiffres (on en raffole tous désormais….)

  • environ 90 candidats se sont présentés au concours Louis Lumière en 2013 pour 16 places (taux de réussite : 17.5%).
  • environ 150 candidats se sont présentés au concours des Gobelins en 2013 pour 20 places par option (taux de réussite moyen : 13%/option, 26% sur l’ensemble)

Ces taux de réussite assez hauts pour des concours ne doivent pas en faire oublier la spécificité, d’autant plus qu’il faut un Bac+2 pour les tenter (Maj 02/2014 : ce n’est plus vrai pour les Gobelins, mais néanmoins fortement conseillé). C’est une épreuve de motivation, d’autant plus difficile que les calendriers sont longs (inscription en Janvier/février, résultats mi-juin) et que très peu de formations postbac préparent exactement aux épreuves. Exit les instituts privés qui vous boufferont 10 K€/an et que très peu peuvent se payer. Les jurys apprécient au contraire la diversité des parcours et les gens motivés. L’important est d’avoir une bonne préparation, une pratique régulière de la photographie, et beaucoup, beaucoup de curiosité ! Bref, il faut AIMER la photographie dans son ensemble, ne jamais s’asseoir sur ses acquis ni s’enfermer dans une seule pratique.

Pour une bonne préparation aux épreuves, je vous recommande vivement de consulter les annales vendues par l’école Louis Lumière, afin de voir de vous même le niveau attendu. Il n’est pas des moindres, mais est à la portée de tous. La préparation en elle même est du bachotage pur et dur, des centaines et des centaines d’heures dans les bouquins (oui !) et sur Internet à faire des recherches, des exercices d’analyse, des fiches. A vous de cibler vos faiblesses.

Les scientifiques comme moi qui partent de zéro en connaissances artistiques devront s’y prendre au moins 1 an à l’avance, et connaitre la biographie d’environ 150 photographes et peintres sur le bout des doigts, les courants et l’actualité artistique de l’année écoulée comme leur poche. L’important est d’être méthodique, et de ne laisser passer aucun détail ! Fréquentez les grands musées, les festivals de photos (Arles en particulier, ça tombe chaque année (!!)), les expositions temporaires, et notez tout ce qui vous parait important. Le carnet au fond du sac est encore ce qui fonctionne le mieux.

Lisez, Lisez, Lisez. Encore et toujours. A l’ère du numérique c’est peut être vieillot, mais c’est une recette qui marche. Faite des fiches que vous pourrez relire et apprendre durant les 2-3 semaines avant le concours.

J’insiste sur l’importance des détails : une question type il y a quelques années, par exemple, était de savoir qui a réalisé l’affiche du mois de la photo (ce n’est pas le pire). Posez vous un max de questions, et lorsque vous voyez un nom, prévoyez de vous renseigner dessus plus tard. Tout ceci doit bien sûr rester un plaisir, et avec le temps vous le ferez naturellement en tant que professionnel).

Voici également quelques leçons que j’ai pu tirer des différentes épreuves en 2013 : pour plus de détails, essayez de me contacter ou bien directement les élèves des écoles (assistez aux portes ouvertes, c’est le meilleur moment pour les rencontrer) : ils vous donneront des clefs utiles, et que les autres candidats n’auront peut être pas. Après tout, c’est, un peu, chacun pour soi et seul contre tous.

 

Louis Lumière

louislum

 

Age limite pour passer les épreuves : 27 ans maximum, un diplôme Bac +2 est nécessaire également. 

Maj 12/2013 : Une épreuve supplémentaire pour la phase des QCMs a été ajoutée ! La culture artistique et photographique ayant été séparées et affectées du même coefficient. Consultez le site de l’école pour plus d’informations. 

Phase 1 : les QCM. Vous devez dire si chaque affirmation est vraie ou fausse. L’abstention ou une réponse fausse sont comptées de la même façon (neutre ou malus, mystère….). Environ 100 candidats s’y présentent chaque année. 

  • QCM d’Anglais (30 min, coeff 2, note éliminatoire en 2013 : aucune) : Foncez, foncez, foncez ! Comme l’éclair, et ne passez pas plus de 15 secondes sur les questions de la première partie du livret. Il y a en effet deux textes à lire et à comprendre derrière, nécessitant une bonne dizaine de minutes. Les questions sont assez similaires au TOIEC, avec un niveau attendu d’environ 700 pts ou plus.
  • QCM Scientifique (environ 1h, coeff 3, note éliminatoire en 2013 : aucune) : Le niveau attendu est d’environ Bac+1 en Physique-Chimie, voir même Bac S pour les maths. A vous autres qui êtes allergiques aux formules, ce sera l’épreuve la plus difficile, car elle est très longue ! (environ 1h quand on ne se débrouille pas trop mal). 
  • QCM Technique (environ 45min, coeff 3, note éliminatoire en 2013 : aucune) : Pour réussir ici, il faut être incollable sur les procédés numériques mais aussi argentiques au sens large, actuels et anciens. Abonnez vous à une revue photo grand public (Chasseurs d’images, Réponse photo….) afin de lire les tests. Bûchez également cette référence en particulier, qui m’a beaucoup appris.
  • QCM Artistique (environ 45 min, coeff 3, note éliminatoire en 2013 : aucune) : Non artistiques accrochez vous ! Ce QCM ressemble fort à une partie de Kamoulox lorsqu’on ne s’y connait pas un minimum. Bossez à fond l’histoire de la photographie et la bibliographie officielle (rdv aux portes ouvertes pour avoir celle de l’année de votre concours) pour espérer vous en sortir. Bien connaitre également cette référence me parait indispensable. Visitez un maximum d’expositions ainsi que les grands musées, les festivals : arrosez large et ne vous cantonnez pas qu’à la photographie. Les questions portent essentiellement sur l’actualité de l’année écoulée.

Moyenne éliminatoire sur la phase 1 en 2013 : 8.75  , la note n’est pas conservée pour la phase suivante. En 2012, des seuils éliminatoire étaient appliqués sur chaque QCM. 

 Phase 2 : les écrits. Environ 50 candidats sont encore en compétition à ce stade. 

  • Epreuve rédactionnelle (coeff  2 : , note éliminatoire en 2013 : aucune ) : Généralement (pas toujours) un texte généraliste sur la photographie à commenter. C’est l’épreuve la plus difficile car c’est à vous de donner un maximum de références en rapport avec votre problématique, et en citant des exemples pris dans l’actualité artistique récente. Attention à ne pas tomber dans du catalogage , dites en le plus possible mais essayez de suivre au mieux le texte !
  • Analyse esthétique (coeff 1, note éliminatoire en 2013 : aucune) : Environ 4 images à commenter. Entraînez vous à l’analyse d’image (voir ce lien, et ce lien entres autres) et essayez d’insérer vos connaissances des artistes et des courants de la photographie. Une assertion type pourrait être : « cette image s’apparente à la forme tableau de Jeff Wall dans les années 70-80″.  
  • Analyse technique (coeff 1, note éliminatoire en 2013 : aucune ) : Pour cette épreuve, si vous avez bien préparé le QCM technique, vous devriez vous en sortir facilement. Environ quatres images sont à commenter, cela peut aller d’une digigraphie à une courbe de sensitométrie, une matrice de Bayer ou un nouvel appareil sur le marché…. Si l’image est une photo au sens strict (portrait, paysage ou autres) analysez les paramètres qui ont permis de la réaliser (profondeur de champ, ouverture, ISO….). Dans l’absolu, vous devez être capable de remonter au maximum la chaîne technique pour deviner, à peu près, le procédé qui a produit l’image. 

Moyenne éliminatoire sur la phase 2 en 2013 : 8.25 . Les notes ne sont pas conservées pour la phase 3.

Phase 3 : les oraux. Environ 32 candidats sont retenus pour cette phase, seuls 16 seront admis. Si vous en êtes arrivés là c’est que vous êtes déjà bons. Trois books sont à présenter : un personnel, un technique, et une série sur un thème imposé. 

  • Oral de projet professionnel (30 min, coeff 1) : Les grands nababs de l’école rien qu’à vous ! Réfléchissez au moins un an à l’avance à ce que vous attendez de cette école, et en quoi elle vous apportera ce qu’il vous manque pour devenir professionnel. Le jury apprécie la motivation, mais surtout les gens qui se sont déjà pris en main pour se préparer à leur futur métier (stages, concours photo, reportages pour des revues locales….). Soyez précis dans vos objectifs, mais restez ouverts (c’est contradictoire, mais c’est pour tester votre aptitude à rebondir en cas de soucis). Dans tous les cas ne vous démontez pas car ils chercheront à vous déstabiliser quoiqu’il arrive. Ils examineront également votre book personnel et votre book sur le thème. Pensez les comme une partie intégrante de votre discours, avec une présentation irréprochable. Essayez d’approfondir votre domaine favori plutôt que de vouloir tout montrer. Vous devrez également présenter une bibliographie sur vos lectures à propos de la photographie. 
  • Oral de projet artistique (30 min de studio + 30 min d’entretien, coeff 1) : Vous devrez réaliser 5 images sur un thème donné après les écrits (en 2013 : « Rituel »). L’une d’elle devra être faite en studio le jour de l’oral à l’école. On vous fournira les fonds ainsi que des éclairages continus avec ou sans diffuseur. Préparez vos images avant les résultats de l’écrit afin de prendre du recul sur votre travail, et préparez la composition de la photo en studio chez vous. Le jury examinera votre book personnel et vous posera des questions sur l’actualité artistique  les festivals que vous avez faits… etc. Pesez bien chacun de vos mots ! Ils rebondiront à la moindre occasion sur vos propos. On m’a également demandé de réorganiser mes photos en triptyque en justifiant mes choix, mais plus généralement il s’agit de tester vos réflexes là où vous ne serez pas préparé(e)s. Il faut rester naturel et user de son expérience. 
  • Oral technique (30 min, coeff 1) : Accrochez vous ! Ce jury examinera votre book technique et vous posera quelques questions très pointues sur la technique en photographie. Par exemple : « Décrivez nous sur un schéma la différence entre un capteur Full Frame et APS-C  » ou savoir reconnaître une mesure externe/TTL de l’exposition, définir un pixel, un objectif catadioptrique…. Si vous ne savez pas, dites le ! Votre book technique se doit d’être varié et de montrer votre intérêt pour la technique (panoramiques, poses longues, culinaire, macro…..etc). 

La plupart des jurys sont humainement très agréables (alors détendez vous !), avec un bémol pour celui du projet pro qui est le plus exigent. Après toutes ces épreuves, les résultats vous sont donnés environ 10 jours à 3 semaines après les épreuves selon les années. Si vous avez raté, ce n’est pas grave, vous pouvez retenter autant de fois le concours que vous le voulez (à condition d’avoir moins de 27 ans). Et tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ! Pour les autres, faites attention à ne pas pointer la bouteille de champagne vers quelqu’un :D.

Vous trouverez d’autres informations ainsi que les documents officiels sur le site de l’école : www.ens-louis-lumiere.fr

 Les Gobelins

Gobelins, l'école de l'image

Age limite pour passer les épreuves : 25 ans maximum, un diplôme Bac+2 est nécessaire également. 

Mise à jour 02/2014 : Le cursus est désormais passé à 3 ans, et le concours est accessible aux titulaires du Bac ! La spécialisation prise de vue/postproduction n’interviendra qu’en troisième année. Cela changera beaucoup de choses, en particulier pour le coût de la formation (6200€/an). Plus de temps pour aborder les fondamentaux du monde professionnel en photographie (en montage/vidéo notamment), la reconnaissance du diplôme par l’état restant la même (Titre RNCP Niveau II). Il va sans dire que c’est une nouvelle politique souhaitée par l’établissement, et qui permettra d’étaler un programme déjà très chargé, pour un plus petit nombre d’élèves (30 places ouvertes). A ceux que les coûts rebutent, je vous invite à venir aux portes ouvertes, et à questionner les professionnels du secteur sur la reconnaissance acquise par l’école et ses diplômés, qui reste une référence. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations, je vous répondrai avec plaisir :). Par ailleurs les épreuves de rough (dessin), de mise en page et de créativité ont été réunies en une seule épreuve. Plus d’infos sur la plaquette officielle du concours accessible ICI). 

Phase 1 : les écrits. 

(Maj 02/2014: les annales 2013 des QCMs sont accessibles sur le site http://www.gobelins.fr/fi/photo/Photographie. Profitez en !).

  • QCM Histoire de l’art/photo (20 pts) : Le niveau est un peu moindre que pour Louis Lumière (mais pas des plus faciles pour autant). Vous devez cocher la bonne réponse, voir même associer des photos exposées durant de grosses expositions de l’année à leur auteur respectif. 
  • QCM Technique (20 pts): Vous devez cocher la bonne réponse, les questions portent sur le B.A BA de la photo numérique (vitesses, diaphs,….) et  les procédés argentiques (renseignez vous auprès des laboratoires pour voir en vrai ce que c’est . c’est mieux que dans les bouquins ^^). Niveau plus facile que celui de Louis Lumière. Bossez les références données pour ce dernier et ça ira. 
  • Epreuve rédactionnelle (20 pts) : En 2013 il fallait commenter et analyser une image réalisée par Joel Meyerowitz, exposé à la Maison Européenne de la photographie quelques semaines avant (d’où l’importance de suivre l’actualité). Appliquez les même principes et conseils que pour l’analyse esthétique/technique citées précédemment. Un avis personnel sur l’image vous sera demandé.
  • Épreuve de dessin (20 pts) : On vous donne un cadre, à vous de dessiner des objets simples dedans en respectant la perspective et l’éclairage en fonction d’une fenêtre que vous devrez placer. Il s’agit de tester votre capacité à tracer les fuyantes. 
  • Épreuve de mise en page (20 pts, option prise de vue) : On vous donne une consigne, par exemple en 2013 : réaliser une affiche 4x5m pour Décathlon sur le concept « à fond la forme ». Décrivez votre procédure et la mise en page que vous utiliserez. Pour cette épreuve de créativité pure il convient d’avoir déjà eu l’occasion de faire de la prise de vue sur un sujet (auto) imposé. Votre capacité à développer votre imagination au sein de ce cadre sera évaluée (entre autres). 
  • Epreuve de créativité (20 pts, option postproduction) : Cette année, une affiche à réaliser à partir de textes et d’images fournis. N’oubliez surtout pas un cutter, un support pour découper et votre colle.Là encore, votre sens de la composition sera essentiel et dépendra du niveau de votre pratique artistique. Etant de formation scientifique, j’ai avant tout suivi mon instinct et je ne pourrai pas savoir ma note (les admis n’ont pas le droit de les consulter). Une pratique assidue et le suivi des expositions sont un plus pour avoir des idées originales plus facilement. L’important est d’être capable d’organiser l’information tout en restant créatif : bref, comme pour répondre à une commande.  
  • Book personnel (40 pts): Le format et le nombre des images à présenter est limité. La diversité et la cohérence d’ensemble seront examinées, de même que la qualité de la présentation. Je n’ai eu aucun retour sur l’avis des jurys, mais j’essaierai de mettre à jour cette partie si j’en découvre plus sur les tendances du moment. Il est évident qu’une certaine personnalité et un suivi dans les photos sont attendus (évitez les petits chats….). 

Phase 2 : L’oral. Si vous en êtes arrivés jusque là, c’est que vous avez toutes les bases théoriques, et c’est déjà bien. Le plus dur est pourtant dans ce qui suit, car c’est votre maturité, votre motivation et votre personnalité qui entrent en jeu.

Il n’y a pour ce concours qu’un seul oral d’une trentaine de minutes, qui constitue un bon condensé de ce que l’on voit à Louis Lumière, la convivialité en plus (selon les personnes). La règle à suivre serait pourtant plus « Amusez vous ! ». En effet, on vous demandera rapidement de vous présenter, et d’indiquer les raisons qui vous poussent à postuler. Montrez que l’inconnu ne vous fait pas peur (au contraire !) avec expériences à l’appui : vous tentez une école pour apprendre de nouvelle choses. Votre book, votre site internet (si vous en avez un), vos créations, doivent intervenir au fil de la discussion comme autant d’arguments en votre faveur. Le but est d’être cohérent dans vos idées et d’expliquer votre façon de pratiquer, les outils que vous utilisez et de montrer votre ouverture aux nouvelles formes d’expression (web, vidéo…). Le projet pro restant bien sûr la clef : pour intégrer une école, il faut déjà penser à en sortir ! (l’école n’est qu’un moyen de faire le métier qu’il vous plaira, pas une fin en soi). Ne vous contentez pas d’ailleurs de ce qui se fait habituellement (blogs, tumblr, page Facebook, etc…), essayez d’avoir une longueur d’avance sur votre situation. Vous devrez également présenter 5 photos sur un thème imposé et donné 3 semaines avant (en 2013 : « le couple »). Là encore, n’attendez pas le dernier moment pour les réaliser. La motivation, et le recul sur votre profil vous feront apprécier les commentaires de ces sympathiques professionnels à leur juste valeur. Si vous aimez vraiment la photographie et si vous allez de l’avant dans votre attitude (soyez souriants, à niveau équivalent les jurys choisiront un candidat qui sait gérer/cacher son stress plutôt qu’un autre) alors vous marquerez des points. 

Vous trouverez plus d’informations ainsi que les documents officiels sur le site de l’école : http://www.gobelins.fr/fi/photo/Photographie

 

Après toutes ces épreuves viendra le plus dur : l’attente des résultats ! Vous devriez voir pousser quelques cheveux blancs sur votre crâne, mais c’est un moindre mal :). Si vous n’avez pas réussi, pensez à revoir vos méthodes, ou à travailler mieux, sinon plus.

Bonne chance aux futurs candidats !

*Note importante que je tiens à répéter : cet article se veut être l’expression d’un point de vue PERSONNEL sur les concours de ces écoles. Il n’a aucune valeur officielle, et se base entre autres sur les interprétations que j’ai pu faire des conseils que l’on  m’a donné suit aux concours en 2013. Des mises à jours seront faites régulièrement, mais sans garantie aucune. A vous de vous renseigner par vous même pour des sources neutres et vérifiables. 

 

 

Time is passing

Time is passing

Dans ce triptyque, c’est la notion de temps qui passe que je souhaitais montrer. La vie, ou même l’amour, sont allumés par autrui. Puis la flamme se déploie dans son écrin et se consume, enfin. Ne reste que quelques cendres et de beaux souvenirs. La beauté change de camp au fil de ces 3 étapes indissociables.

La prise de vue est classique : l’éclairage est incident à 45° (flash cobra, avec un diffuseur) et orienté vers le haut, en partie réfléchi par un réflecteur (pas trop puissant : feuille blanche) pour déboucher les ombres. Le jaune de la bougie est particulièrement accordé avec un fond bleu marine en papier, que j’ai accroché par un coté à un support vertical. L’appareil est posé sur trépied, l’ouverture étant voulue volontairement grande pour avoir un fond flou et une zone de netteté pas trop profonde. De surcroît, la flamme doit être figée dans ses mouvements, imposant une vitesse de 1/60s (ou plus rapide encore) que seule une grande ouverture permet.

plan

 

 

Temps nécessaire à la prise de vue : 15 min (+30 min de postproduction).

Libé !

Preuve supplémentaire que le droit à la publication de ses photos n’est pas l’apanage du seul professionnel, c’est aujourd’hui cette photo prise il y a 6 ans à mes débuts qui fait aujourd’hui partie des sélections de Libération Next. Voilà une vieille femme qui ne se doutera jamais de la publicité ainsi faite à ses produits =) !

N’hésitez pas à aller commenter, je ne manquerais aucun propos ;) aussi critique soit-il.

La tête dans les étoiles

Prenez un peu (beaucoup) de temps libre, ajoutez-y un ciel clair, une nuit d’obscurité que le dernier croissant de lune n’éclairera pas, et remuez un peu : vous obtiendrez l’astrophoto !
Voilà une pratique que je ne me connaissais pas, et pourtant Dieu seul sait si on peut apprendre certaines vertus en la pratiquant… à commencer par la patience, que supplantera l’admiration si la voie lactée se dévoile. Prudence aussi, car les animaux et bêtes errantes ne sont pas une légende, et la nuit ne favorisant pas, c’est aux aguets qu’il faudra marcher, ayant pour seul horizon le champs d’éclairage de la lampe frontale.
Partis au départ d’Aix pour une ascension nocturne de la montagne Sainte Victoire, c’est à l’évidence le vent, ce mercredi 1er Juin , qui décida de nous en empêcher. Ce dernier n’en ayant pas moins dégagé et purifié le ciel, il nous permis quand même de sortir trépieds et boitiers à mi-chemin avant de rebrousser. Et à 1 min par photo, autant dire que l’on a laissé le temps au temps, dont voici quelques brèves.

Vous pourrez retrouver dans les nouveautés les clichés pris au lever du jour au pied de la montagne.

Le manque d’humidité et les conditions exécrables remettent donc à plus tard en ce 1er Juin venteux et glacial les images de l’aube sur le toit de la Provence, que je promet de publier sur ce site dès que j’en aurai l’occasion, avec les résultats escomptés.

Découvrez et comparez avec les photos d’un autre passionné et ami dont voici le lien : click HERE

Handi’ capable

Avec un peu de retard, 2 de mes photos tirées d’une exposition sur le handicap à l’université. Rien de tel que la photographie pour mettre en valeur ces étudiants et étudiantes malgré leurs difficultés ! Parce que leur courage et leur ténacité ont su être mis en valeur, je vous invite à découvrir ces photos d’étudiants & passionnés engagés dans le projet et l’expo.

Voir l’expo sur Flickr, cliquez ici

Photographies exposées le 10 Février 2011 dans le hall du campus d’Aix-Schuman à l’occasion de la journée Handi’ capable. © ILIX.NET

Fréquentation record

Du Chili aux Maldives en passant par la Tanzanie. De la Chine à l’Australie en revenant par le Brésil. Pour finir en France et en Europe !

Pas moins de 71 pays se sont succédés sur www.nicolashodee.com au mois d’Avril, totalisant près de 500 visites (23 visites/jour) ! Un record, qui vaut bien la peine tout compte fait de publier un billet. Car la beauté de notre chère France qui suscite la curiosité du monde entier n’y est pas pour rien. Ci dessous le rapport d’audience qui servira de preuve et fera taire les mauvaises langues, amies pour la plupart ^^.
Performance à suivre donc, avec de futures campagnes de publicité anglophones et une meilleure visibilité du site.
Rapport d’audience Xiti | www.nicolashodee.com | Avril 2011
Vous pourrez me retrouver sur http://imagevuex.com, site de l’éditeur de ma galerie et principal fournisseur de visiteurs lointains =).
Mise à jour 9 Juillet 2011 : 107 pays…. et 2550 visites au total cette année. Temps moyen des visites : 4 minutes 15 secondes. MERCI à tous pour ce plébiscite de mes travaux.